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Les citations sérieuses du docteur Chabry
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Les citations sérieuses du docteur Chabry
  • Orpailleur littéraire, voilà ce que je suis. Les livres sont pour moi des rivières dans lesquelles je cherche des paillettes d'or. Mon trésor à moi ce sont les citations que j'extrais de mes lectures, ce sont mes pépites!
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Les  citations sérieuses du docteur Chabry
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21 août 2014

Philippe Besson

 

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frère

« Il affirme d'emblée que nous sommes frères. Au tout début il a pensé que nous étions peut être des amants mais cette idée lui est passé très vite. Il y a chez les amants une frénésie ou à l'inverse une lassitude qu'il n'a pas perçu chez nous. En revanche il a noté nos similitudes, la complémentarité de nos gestes. Il en a déduit que nous nous connaissons d'éternité. C'est seulement chez ceux qui se pratiquent depuis toujours qu'on observe cette symbiose.......il y cette absence d'ambigüité dans le frôlement des corps, qui achève de convaincre qu'il n y'a pas d'enjeu de chair, mais simplement une affection totale, intègre de chacun pour l'autre »

personnalité, physionomie

 «  Pourquoi lui plutôt que moi ? Pourquoi toujours lui ? J'ai cherché et j'ai trouvé : c'était la plus grande vivacité du regard, la plus grande franchise du sourire, une attitude presque indescriptible qui vous attire tout de suite la sympathie, un balancement des hanches peut être, une singularité ; la sonorité d'un rire qui se déploie, une expression enfantine dans le visage pour l'éternité comme la promesse d'une innocence. J'ai admis que mes œillades étaient plus noires, mes sourires plus forcés, que la position du corps souvent marquait le retrait, la défiance, que l'ironie pouvait être interprétée comme une perversité. Ce sont des différences infimes, à peine perceptibles, et pourtant, à la fin, elles font de l'un un enfant choyé, un adolescent séducteur, de l'autre un garçonnet solitaire, un jeune homme mélancolique. » 

« Je reste impressionné par l'éloquence de ces traits, par les aveux qui s'échappent de ses expressions, par la vérité qui émane d'elle. Je lis les changements de son caractère sur sa figure, les variations de son humeur dans la palpitation des veines qui courent sur les tempes, la fluctuation de son tempérament dans le frémissement nerveux des cils. Cette observation attentive me rapproche de cette jeune femme davantage que ne le ferait une étreinte »

 

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